Après plus de dix ans de stabilité, les honoraires de mise en location ont été revalorisés à compter du 1er janvier 2026. Cette évolution concerne les frais que les professionnels de l’immobilier peuvent facturer aux locataires lors de la signature d’un bail.
Cette hausse reste strictement encadrée par la réglementation, avec des plafonds précis par mètre carré et par zone géographique.
Une revalorisation indexée sur l’IRL
La révision des plafonds découle d’un arrêté ministériel publié au Journal officiel, qui prévoit désormais une indexation annuelle sur l’Indice de Référence des Loyers (IRL).
Pour 2026, la variation de l’IRL (3ᵉ trimestre 2025) entraîne une hausse d’environ 0,87 % des plafonds applicables aux honoraires imputables aux locataires.
Cette revalorisation s’applique uniquement aux baux signés à partir du 1er janvier 2026. Les contrats conclus avant cette date restent soumis aux anciens plafonds.
Les prestations concernées
La loi encadre uniquement certains frais liés à la mise en location. Il s’agit des prestations suivantes :
- Organisation des visites
- Constitution du dossier locataire
- Rédaction du bail
- Réalisation de l’état des lieux d’entrée
Ces frais peuvent être partagés entre le bailleur et le locataire, contrairement aux honoraires de gestion locative qui restent libres.
Les nouveaux plafonds applicables en 2026
Pour les prestations de visite, constitution du dossier et rédaction du bail, les honoraires imputables au locataire sont plafonnés à :
- Zone très tendue : 12,10 € / m² de surface habitable
- Zone tendue : 10,09 € / m² de surface habitable
- Zone non tendue : 8,07 € / m² de surface habitable
Concernant l’état des lieux d’entrée, le plafond applicable est désormais fixé à :
- 3,03 € / m² de surface habitable
Ces montants constituent des plafonds légaux TTC que les professionnels ne peuvent pas dépasser.
Les points de vigilance pour les professionnels
Plusieurs règles doivent impérativement être respectées :
✔️ Les honoraires facturés au locataire ne peuvent pas dépasser les plafonds légaux.
✔️ Pour une même prestation, la part payée par le locataire ne peut jamais être supérieure à celle payée par le bailleur.
✔️ Les agences immobilières doivent afficher des grilles d’honoraires à jour, visibles en agence et sur leurs supports de communication.
Le non-respect de ces règles peut entraîner le remboursement des sommes indûment perçues.
Une évolution modérée mais importante
Cette revalorisation reste relativement modeste, mais elle marque la fin de plus de dix ans de gel des plafonds des honoraires locataires. Elle vise à adapter les montants à l’évolution du marché tout en maintenant un cadre protecteur pour les locataires.
Pour les professionnels de l’immobilier, il est essentiel de mettre à jour leurs barèmes d’honoraires et leurs supports d’information afin de rester parfaitement conformes à la réglementation.
Référence officielle
Pour consulter la source réglementaire :
👉 Article officiel – Révision des frais d’agence à la location (Service‑Public.fr)
Le texte juridique de référence est également consultable sur Légifrance avec l’arrêté du 17 juillet 2025 modifié le 13 novembre 2025, relatif à la révision des plafonds d’honoraires imputables aux locataires.